Tréfle lozérien 2014
~~A la demande de Vincent S qui nous trouve trop discrets, (c’est ce que dit également ma femme…quand je suis absent), je vous poste ce petit récit de nos aventures Lozériennes.
Partis mercredi en fin d’après-midi et après une nuit passée dans un gite prés d’Orléans au propriétaire très agréable et où nous croisons de sympathiques jeunes hommes de … 70 balais bien tassés, très drôles, qui font leur périple annuel en vélo, un rdv qu’ils ne rateraient pour rien au monde depuis plus de 30 ans. Nous arrivons jeudi en début d’après-midi, et retrouvons notre pote Eric (dit le fourbe) qui a fait la route seul de Cherbourg, motivé le gars. Passage au contrôle technique sans encombre, et mise au parc fermé, avec antivol obligatoire, ça y est, on y est au trèfle, quelle joie.
~~Après une soirée légèrement arrosée mais sur la retenue tout de même au stand Méo, nous rentrons à l’hôtel vers minuit. Réveil 6h15 après une nuit courte et un peu agitée, petit-déj et en route pour le départ prévu à 8h28 pour Eric, 29 pour Vince, 32 pour moi et 9h02 pour fabien (dit casimir). Eric et Vince m’attendent et nous attaquons ensemble ce 1er jour. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait la 1ere heure de liaison plutôt facile avec un bâton dans le C.., la peur sans doute .Nous arrivons au CH1 avec 3 mn d’avance, et nous pointons avec 3 mn de retard, pas encore bien réveillés.
~~Après le CH1, Eric et Vince repartent sur un rythme plus soutenu, je les laisse partir et 10 mn plus tard, je retrouve Eric arrêté dans un chemin, il s’était pris une pelle et tapé sur la clavicule déjà cassée et mal réparée. Il repartira et roulera toute la journée en serrant les dents en zappant 3 spéciales. Le soir hosto, radio et malheureusement repos. Les grosses boules, un rêve qui s’écroule pour lui. Les 2 premières spéciales magnifiques se déroulent bien, et dans la 3ème je double Vince particulièrement lent, verdict à la sortie, chute sur la cheville et entorse. Il finira également la journée en serrant les dents sans faire les 2 dernières spéciales. Je pense qu’ils ont eu du mal à gérer la pression que je leur mettais, et je les comprends Pour ma part, je laisse les 2 éclopés et termine ma journée sans soucis mais avec quelque part l’idée que je pouvais être le prochain sur la liste. Je me fais tout de même énormément plaisir à traverser ces chemins et paysages extraordinaires et dans ces spéciales magnifiques. Mon objectif dans ces spéciales était de ne pas faire d’erreur et de rouler souple pour garder un peu d’avant-bras jusqu’à la sortie, je me suis fait doubler 2 à 3 fois par spéciale.
~~A l’arrivée, je retrouve casimir rebaptisé Antonio Cairoli par tout le team Méo rapport à son num de course 222, il a du shunter les 40 derniers km suite à une chute qui a laissé quelques traces sur la 200 wr, mais comme dit le prezz, c’est indestructible. Le pilote l’est également, même pas mal. Départ du J2 sous le soleil alors qu’il avait neigé la veille vers 21h, du coup, pas de poussière et terrain souple, le pied. Mes 2 compères s’étant lâchement fait porter pal, je me lance seul pour cette 2ème journée qui se déroulera sans soucis, je m’attacherai à rouler proprement et à pointer dans les temps et à me régaler au maximum. A un moment ou je pensais rouler correctement, je me suis fait déposer par un pilote visiblement expérimenté qui roulait en … 250 IT des années 80, p..ain, je me réveille direct, je descend une vitesse et je me met en mode chasse, il envoyait sévère avec sa brèle le rascal. Après quelques minutes, je le retrouve… arrêté pour pisser. Je roule doucement pour l’attendre et nous avons fini l’A.M ensemble, j’ai adoré. A l’arrivée, et après une longue attente, je retrouve à nouveau la star Cairoli qui tient le coup et se fait plaisir également.
~~J3, l’ordre des départs est inversé, nous gagnons donc 30’ de sommeil, ce n’est pas du luxe. Ça devient une habitude nous parons sous le soleil alors qu’il a plu toute la nuit, je pars avec Vince qui boite mais ne veut pas rester sur une mauvaise note. Il ne fera que 2 spéciales pour s’économiser et réussir à finir sa journée, bravo à lui. Le tracé de cette dernière journée est encore magnifique, certes avec quelques portions de roulant, mais aussi et comme la veille, une montée en pierre bien glissantes ou ça bouchonne un peu, des chemins bien cassants, des descentes dans les genets et les pierres plutôt techniques, des singles boueux et gras avec des racines et des pierres bien glissantes et toujours des paysages extraordinaires et beaucoup de spectateurs très sympathiques.
Après avoir terminé, nous profitons de la démo des jeunes du MCL, et du cross final auquel participent les 30 premiers classés, ou l’on assiste à des belles bagarres et la victoire du phénomène et showman Méo, devant Pela Renet vainqueur du général.
~~La dernière épreuve, et non des moindres, était l’apéro géant et l’excellent soirée, avec un très bon orchestre, qui ont suivi la remise des prix, et là, contrairement aux spéciales, on était devant, on a même fait quelques passages sur la scène, histoire de montrer qui sont les boss…des soirées. (Vince ne sentait plus sa cheville) Voila, désolé pour la longueur du récit, mais c’était 3 jours intenses tout de même, et je n’ai pas tout dit, je peux encore alimenter quelques soirées d’hiver. Longue vie au MCL et à AZIMUT ENDURO. Papytic, Antonio Casimir, Vince (tac) et Eric le fourbe
