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Le blog d'AZIMUT ENDURO

L'Auvergne 2009 : 6, 7 et 8 Novembre

9 Novembre 2009 , Rédigé par Azimut Enduro Publié dans #Balades passées

Auvergne

Du 5 au 8 novembre 2009

 

Un début cahotique…

Pour cette balade dans le berceau de l'enduro français, l'arrivée à l'Hôtel-restaurant LA CRECHE - RN 102 - 43230 LA CHOMETTE était prévue le jeudi soir à 19h00 afin de partager un dîner convivial et de mettre au point les quelques principes (en gros les différents itinéraires prévus et l'heure approximative du petit-déjeuner…). Quelques problèmes mécaniques auront contraints certains à sécher le dîner ! C'est ainsi que Xavier, Maurice (Xavierbis) et Thomas, qui arrivaient de Normandie, se sont vus lâchés par la boîte de vitesses de leur Laguna ! Quant à Vincent et Pascal, privés progressivement de turbo, ils ont battu un record de vitesse sur autoroute (une remorque et deux motos quand même…) : 53 km/h !!! Il fallait sept heures, ils en mirent neuf !


Pour les autres, pas de problème ! Daniel et Béa sont remontés de Dax avec leur 4x4, Lionel tout comme Yvon et François de Lille ; quant au Prezz, il a profité d'un week-end de Rebecca et Isaac en Ardèche pour se faire déposer.

 

Au premier petit-déjeuner, se pose le problème du véhicule d'assistance. Daniel et Béatrice ont leur 4x4 plein à ras-bord, on envisage le Scénic fatigué voire même un véhicule de location mais Lionel a la gentillesse de prêter sa voiture.

 

Une première journée bien remplie…

On démarre plutôt tard avec un super temps ! Quelques chemins assez larges s'enchaînent doucement ; le panaché feuilles-pierres humides s'avère glissant et personne ne prend de risques : il faut se mettre en jambes et tout le monde est là pour le plaisir ! Très vite, après un petit pont, on se bloque à droite dans une grimpette mono-trace. Les pierres sont glissantes et personne ne monte proprement à part Lionel qui a bénéficié de l'élan… et de son talent naturel ! De guerre lasse, nous faisons même un demi-tour épique !

 

Le déjeuner à Lavoûte-Chilhac est comme d'habitude très apprécié. Daniel et Béatrice ont fait les choses en grand : bananes, carottes râpées (et en plus, personne n'en prend trop !), baguettes, riz au lait, café… Le réconfort.

 

 

L'après-midi est très agréable. Le paysage est splendide, les montées souvent géniales même s'il faut parfois recourir à la sangle de François

Après le goûter à Desges, nous attaquons une grimpette que Lionel n'a jamais faite qu'en descente. Elle restera dans les mémoires. Yvon commence par s'y coucher trois fois devant Le Prezz avant de prendre le rythme. Lors d'un passage vraiment dur, Pascal nous explique qu'il faut passer sur un filet de gaz. Yvon, occis, a perdu toute lucidité : la petite Honda hurle au rupteur alors que la roue arrière touche à peine le sol… Pour beaucoup d'entre nous, il faut sortir la sangle !



Le retour du soir se fait par la route de nuit et par grand froid sauf pour Le Prezz et Lionel qui terminent un peu plus tard. Courageux les gars…

 

Un paradis pour l'enduriste…

La journée commence par un panorama extraordinaire auquel fait suite une descente de flanc de colline avec de nombreuses marches. Il fait étonnamment beau ! Nous avançons à un bon rythme et notre passage à Saint-Austremoine devance le ravitaillement.

Sur la carte du village, certains départs de chemins sont conseillés aux motos. Vive l'Auvergne


Le temps commence à virer au pluvieux et au froid.

On redescend la grimpette de Desges, ce qui est, aux dires de tous, nettement plus facile.


 

 

 

 

Tout le monde est trempé et transi de froid.

 



Le rendez-vous avec Béatrice, Daniel et Xavier (qui s'est occupé de sa voiture) est fixé à Saugues. Thomas et Maurice tombent en panne sèche ; Pascal en bon samaritain, les remorque.


Entre un sandwich sous un préau et un plat chaud dans un petit café-restaurant bien sympa, le choix est vite fait ! Nous investissons "Le petit chez soi" alors que d'autres enduristes le quittent.


L'Auvergne, c'est LA région de l'enduro.

Après que l'on s'est pris une franche rigolade, une omelette en guise d'entrée, du magret de canard, du fromage, du bon rouge bien râpeux…, tout va mieux ! La patronne super sympa nous a gâtés. Pourvu qu'il n'y ait pas d'alcotest au milieu d'une grimpette ! On repart pas trop en forme mais réchauffés et séchés…


Cet après-midi, Lionel a décidé de nous perdre. Très vite après le goûter de Prades et la grimpette immédiate qui casse les jambes et les bras, il enquille une petite rue à droite sans se retourner. On trouve de ce fait, en passant par un petit tunnel sous la voie ferrée, une super piste bien longue et bien technique en haut de laquelle on aperçoit notre guide perché sur la colline d'en face. Le bougre ne daigne pas venir nous chercher et nous jardinons quelques temps avant de trouver la "passe".


Tous terminent de nuit sauf Vincent et Pascal qui de Langeac rentrent par la route.

Dîner de rois à la Crèche et feu de bois.

 

Maintenant, c'est du rab !

Le dimanche matin, nous partons très tôt. Les kilomètres sont avalés avec le beau temps qui finit par nous fuir. Lionel connaît bien la boucle par le Nord et aujourd'hui, il semble plus inspiré. Vieille-Brioude, Saint-Just-près-Brioude...


Nous tentons le "chemin des pierres-grosses" qui nous nargue depuis vendredi. Une forêt en dévers, des feuilles, un chemin étroit entre les arbres… Le bonheur! Pourtant, des marches sérieuses et des troncs en travers du chemin nous font renoncer, non sans avoir avancé un peu. Une autre fois peut-être.


Nous empruntons une portion de l'Enduro-Family, dont notamment une montée dans la forêt qui bloque certains. Lionel, Vincent, Maurice (excité comme une puce aujourd'hui !) et François sont obligés de redescendre pour rejoindre les héros fatigués.

Ca y est, il est l'heure de rentrer. La matinée se termine avec une figure de François. Au passage –debout !- d'un tronc, ses jambes montent en l'air, dissymétriques mais il tient fermement son guidon et n'est pas désarçonné ! Yesssss !

 

Nous arrivons à l'hôtel où les sandwichs de Béatrice nous attendent. Daniel a passé sa matinée à bichonner le Scénic.


Le manchon de durite de turbo sectionné a été raccommodé par l'homme aux doigts d'or puis remonté avec soin. Pascal et Vincent feront le retour à 130-140 avec trois motos sans aucune perte de puissance ! Chapeau et merci l'artiste !

Toujours disponible, notre assistance est vraiment au top de la gentillesse et de l'efficacité.


François a retrouvé confiance et vitesse. Sa WRF mal sabotée, est grimpée partout avec efficacité. Certes, la technique du tronc est à peaufiner…

 


Lionel, toujours prêt à nous faire découvrir de nouvelles pistes, a parfois eu de fausses inspirations au niveau orientation mais son don du pilotage et sa propension à sortir les copains de la galère auront empreint le week-end. Nombreux sont les chemins où ils nous a attendus… Pour un ouvreur qui ne fait aucune reconnaissances, bravo !


Maurice est resté discret, jusqu'au dimanche où il a semblé bien frétillant. L'appel de l'écurie ? Toujours est-il que la 250YZ capricieuse sautillait de partout et doublait parfois en trombe alors que nous regardions tranquillement le paysage.



Pascal et sa belle TM (ou le beau Pascal et sa TM, c'est selon !) auront souvent effacé les difficultés sans problème. Quelques soucis de dos l'auront empêché de rouler le dimanche.


Notre cher Prezz a cassé son maître-cylindre et termine le week-end sans frein avant. Le petit 200 WR en a étonné plus d'uns, notamment dans les reliefs où nous avons admiré un président impressionnant de facilité.


Thomas et son 300 KTM électrique ont donné du rythme durant toute la balade, nous gratifiant parfois de freinages limites… et de passages de troncs efficaces. Enfin, la relève est là !


Xavier (250 YZ) aura été impressionnant de technique et de vitesse, surtout dans les chemins rapides et en descente ! Evidemment le physique aura parfois fait défaut dans les grimpettes mais à nos âges, hein Xavier ?


Yvon, notre poinçonneur des Lilas toujours souriant, découvrait la 250CREX. Il nous aura fait rire, à table et parfois aussi dans les chemins… Il aura tenté et retenté, effaçant notamment la montée infernale de Desges.


Au final, pas trop de casses, pas de blessés, des supers paysages, des chemins difficiles techniques, lents ou rapides, glissants ou non. Au risque de me répéter  un bonheur enduristique !



Bon, ça n'est pas le tout, il va falloir bosser un peu... C'est quand qu'on y retourne ?

 

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